"Les croquis de Léonard de Vinci"

(92x73 cm)

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Ce très bel Hommage à Léonard de Vinci est de la même qualité que l’ hommage à Jules Verne, du même , en ce qu’il concilie , comme le précédent, autour de la figure tutélaire de l’ artiste, les différentes facettes de son inspiration d’artiste, de dessinateur, d’inventeur, de sculpteur, et bien sur de peintre, telles qu’on peut les voir pour l’essentiel dans les Musées, mais aussi dans les Codex, manuscrits de sa main actuellement dispersés entre L’ Europe ( Codex Atlanticus, Ms de Chantilly)… et l’ Amérique( Codex Bill Gates)..
Le tableau est construit sur un contraste entre un socle de bois bleu à la peinture faussement écaillée, et une boiserie à la couleur chaude, formant fond de scène. Au morceau de bravoure que sont les écailles de couleurs bleues, répondent ici les veines du bois, qui font ressouvenir d’un propos de Vinci : « Regarde les murs et les mousses, tu y verras, visages et créatures ».
Socle et panneau impriment à la composition un élan vers le haut, structuré par les verticales, élan repris par le centre même de la composition, constitué par la gerbe de dessins, tous de hauteur inégales, tous situés dans le sens de la hauteur. Effet renforcé bien sur par l’illusion du relief.
La composition centrale introduit un nouvel effet de contraste par l’irruption des horizontales, sous forme de livres représentés en perspective.et en entassement dissymétrique. Ils sont de formats divers, et leur coloris passé, vert délavé, rouge usé, est là autant pour se fondre dans l’harmonie générale que pour suggérer la fuite du temps. Les différences de format, in folios, in octavo, peuvent suggérer aussi les tribulations des manuscrits, réelles, celles là.
On notera, au-dessus, à gauche, au registre central, le jeu de dés, ou l’inscription Vinci apparaît en pleine lumière, tandis que celle de Logan, sur les autres faces, se laisse à peine deviner. montrant par là, ce nous semble, l’humilité de l’artiste, qui préfère placer sa signature sur la tranche du volume vert, comme pour marquer que son appropriation se borne au Codex, au livre de dessins et textes..
Il est de fait que Mona Lisa n’est présente que par un vrai faux dessin préparatoire, une sanguine axée sur son sourire, et, dans la partie supérieure, un œil espiègle dans le coin gauche. Le tableau est fragmenté, réduit à ce qu’il évoque dans l’imaginaire collectif, un regard, un sourire. Ce n’est pas l’essentiel.
Ce dernier se niche dans le faisceau d’encres puis de sanguines. C’est, dans le livre ouvert à gauche, avec l’illusion de l’encre, les ailes rêvées par Vinci pour affranchir l’homme de la pesanteur, et qui causèrent la mort d’un de ses élèves. C’est aussi, également à l’encre, la Vis sans Fin, et l’on voit ici, à ce degré d’illusion, combien ce terme marquant la matière du dessin original est ici inadéquat.
Le carton à dessin, par son vert marbré de blanc , couleurs douces s’il en fut, ménage une transition vers le registre des sanguines, format et de masse irrégulière au centre du tableau, et par là focalisant le regard.
L’illusion du relief théâtralise tour à tour et de gauche à droite en les privant de tout coté de référence obligée l’Autoportrait du Maître, partiellement et irrespectueusement recouvert, puis son dessin de L’ Homme selon Vitruve, avec ses proportions idéales supposées alors, Ce dernier est choisi ici malicieusement en raison de sa notoriété comme couverture d’un livre consacré aux dessins du peintre, enf in, pour les sanguines, son dessin d’hélicoptère de la Renaissance, et, lui répondant, le visage d’une de ses compositions religieuses les plus connues. L’ensemble est surmonté, selon l’esthétique d’ un désordre apparent mais savamment conçu par un dessin de cheval de statue équestre, peut être celle projetée pour Ludovic Le More, avant que Léonard ne passe au service de François 1Er.
On a ici, et fort habilement, une sorte de condensé de ce qui fait rêver l’homme du Vingtième siècle dans Léonard : des projets merveilleux mais irréalisables : Vis sans fin, Hélicoptère Renaissance, quête des proportions idéales. Un sculpteur d’œuvres disparues, qui font rêver. Le dessin de la statue équestre, pas seule de son espèce, hélas ! Un immense dessinateur, un peintre malicieusement évoqué par une Joconde qui n’a que trop tendance à occulter le reste.
Les accessoires, spécialement les lunettes et le trilobite, outre qu’elles introduisent des courbes atténuant la verticalité, évoquent la recherche et le questionnement incessant d’un homme qui demeure un des grands surdoués de tous les temps. On saura gré à Logan de l’avoir évoqué comme en creux, in absentia, par le seul jeu malicieux mais très pensé des dessins , des objets., et de sa si particulière écriture, à l’envers, et de droite à gauche.


                                                                                            M. Court  

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